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	<title>Archives des Innovation - Hospitals.be</title>
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	<description>Association Belge des Hôpitaux - Belgische Vereniging der Ziekenhuizen</description>
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	<title>Archives des Innovation - Hospitals.be</title>
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	<item>
		<title>Essor de la prescription de télésurveillance</title>
		<link>https://hospitals.be/fr/essor-de-la-prescription-de-telesurveillance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adam.kabir@opengraphy.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:41:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine #20]]></category>
		<category><![CDATA[Michelle Cooreman]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://hospitals.be/?p=95388</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ecrit par Michelle Cooreman</p>
<p>L’article <a href="https://hospitals.be/fr/essor-de-la-prescription-de-telesurveillance/">Essor de la prescription de télésurveillance</a> est apparu en premier sur <a href="https://hospitals.be/fr/">Hospitals.be</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Essor de la prescription de télésurveillance</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Michelle Cooreman<br></strong>Hospitals.be</p>



<p class="wp-block-paragraph">Télésurveillance : où en est-on et où va-t-on ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>télésurveillance</strong>, c’est-à-dire le suivi à distance des paramètres des patients, est en plein essor depuis la crise du COVID-19. Plusieurs entreprises proposent aujourd’hui des solutions de télésurveillance pour un processus de soins spécifique (les <em>telemonitoring providers</em>). Avec la mise en place de « l’ordonnance de télésurveillance », les données mesurées par tous ces prestataires devraient, à terme, être intégrées de manière standardisée dans le dossier patient informatisé (DPI) de chaque patient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour déployer ce concept, un consortium de plus de 40 hôpitaux, dirigé par l’hôpital O.L.V. van Lourdes de Waregem et Byteflies – lui-même prestataire de télésurveillance – bénéficie d’un financement substantiel du SPF Santé publique. <strong>Hans De Clercq</strong>, co-CEO de Byteflies, et <strong>Joris Walraevens</strong>, responsable des collaborations stratégiques, expliquent comment tout a commencé et ce que l’avenir pourrait apporter.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Byteflies, prestataire de télésurveillance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Byteflies est un prestataire de télésurveillance : une entreprise qui fournit la technologie permettant aux médecins hospitaliers de mesurer à distance, au domicile du patient, différents paramètres cliniques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Nous sommes ingénieurs et nous nous concentrons sur la technologie nécessaire pour mesurer des données à domicile de manière sécurisée et les transmettre à l’hôpital. La première fois que nous avons proposé une solution aux hôpitaux, c’était pendant l’épidémie de COVID-19.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Au début de la pandémie, nous étions déjà actifs comme société dans les études cliniques et la recherche, et nous avions des contacts avec les hôpitaux. Une mise en œuvre plus large nous semblait alors plutôt relever d’un scénario futur. Mais avec le COVID-19, il a soudain fallu mieux suivre les patients à distance pour garder des lits disponibles pour les cas les plus graves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons alors très rapidement développé une solution : <em>Covidcare@Home</em>. Il s’agissait d’une “boîte” contenant plusieurs appareils permettant de mesurer plusieurs fois par jour la température, la saturation en oxygène, la fréquence cardiaque et la respiration, et de transmettre ces données via une plateforme logicielle au médecin hospitalier. Le pneumologue ou l’urgentiste pouvait ainsi suivre des patients qui ne se trouvaient pas dans un lit d’hôpital. C’était l’idée de départ », explique Hans De Clercq.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoin d’intégration dans le DPI</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au départ, la solution a été mise gratuitement à disposition des hôpitaux pour les aider dans la crise COVID-19, et de nombreux établissements l’ont adoptée rapidement. Une question revenait toutefois régulièrement de la part des Data Protection Officers (DPO) ou des services ICT :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Est-ce que les données sont intégrées dans le dossier patient informatisé (DPI) ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse, chez Byteflies, était négative. L’intégration dans un DPI demande du temps, et le problème posé par le COVID-19 était <strong>urgent</strong> : il fallait donc proposer une solution « hors ligne », non connectée au DPI. Les hôpitaux pouvaient alors l’accepter dans ce contexte de crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la première vague, d’autres domaines se sont intéressés à des solutions similaires – cardiologie, neurologie, oncologie – avec le même objectif : mieux suivre les patients à distance.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Notre technologie peut être utilisée dans d’autres parcours de soins. Mais il fallait le faire de façon durable, avec intégration des données dans le DPI. En discutant avec les différents fournisseurs de DPI, les hôpitaux et les autres prestataires de télésurveillance, nous avons constaté qu’il existe aujourd’hui très peu de solutions réellement intégrées dans le paysage des soins, principalement parce que cette intégration est extrêmement complexe », poursuit le co-CEO de Byteflies.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">La demande dépasse l’offre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreuses entreprises proposent des solutions de télésurveillance – entendue ici au sens large comme toute technologie permettant de mesurer des données en dehors des murs de l’hôpital, sur prescription d’un professionnel de soins hospitalier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En théorie, toutes ces mesures devraient être <strong>intégrées</strong> dans tous les types de DPI présents dans le paysage belge. La demande existe, mais l’offre ne suit pas : d’un côté, une multitude de prestataires de télésurveillance, de l’autre, une capacité de développement limitée dans les DPI comme chez les providers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En pratique, chaque prestataire commence par discuter avec le service ICT de l’hôpital où il souhaite déployer sa solution. Or, ces services locaux n’ont souvent ni le temps ni les ressources pour développer des intégrations. Résultat :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>ce sont les <strong>soignants</strong> qui se retrouvent avec une charge supplémentaire,</li>



<li>l’infirmier/ère ou le médecin doit encoder lui-même les données issues d’applications non intégrées dans des outils externes,</li>



<li>puis télécharger des rapports (PDF, autres formats) et les charger manuellement dans le DPI.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que cela se passe aujourd’hui dans la plupart des cas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vision d’avenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une transformation vers la <strong>virtual health care</strong> – la santé virtuelle – est en marche. Les hôpitaux mettent progressivement en place des <strong>“virtual wards”</strong> : des services où le patient ne se trouve plus physiquement dans un lit d’hôpital, mais chez lui, tout en bénéficiant d’un suivi. Il doit aussi être possible d’intervenir rapidement si l’état du patient se dégrade.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Les hôpitaux doivent investir eux-mêmes dans cette transformation, ce n’est pas notre rôle. Notre travail, c’est de veiller à ce que les données arrivent, de manière sécurisée, jusqu’à l’hôpital, afin qu’ils puissent évaluer correctement l’état des patients », précise Hans De Clercq.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Garantir la continuité des soins</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux hôpitaux considèrent l’extension de la <strong>continuité des soins en dehors des murs de l’hôpital</strong> comme un pilier de leur vision future.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Joris Walraevens, <em>business lead</em> chez Byteflies :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Certains hôpitaux se mobilisent de manière proactive pour garantir cette continuité. La télésurveillance est une des composantes – pas la seule – mais une composante importante. Ils s’organisent déjà en ce sens.</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">L’UZA à Anvers, par exemple, ambitionne d’avoir ce modèle pleinement en place d’ici 2029. Tout ne va pas aussi vite que nous le souhaiterions, mais les choses avancent. En France, pour prendre un autre exemple, entre 15 000 et 20 000 patients insuffisants cardiaques sont déjà suivis chaque année par télésurveillance, avec un remboursement structurel. On a démontré que c’est rentable pour la société et bénéfique pour les patients.</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Les cas d’usage vont se multiplier : diabète, post-opératoire, triage aux urgences (pour éviter un passage complet aux Urgences, avec possibilité de suivi rapproché à domicile)… Les possibilités sont quasi infinies, et elles se concrétiseront progressivement, en fonction des modèles de remboursement et de l’acceptation par les patients. »</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordonnance de télésurveillance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces enjeux, un <strong>groupe de travail “intégration de la télésurveillance”</strong> a été mis sur pied il y a quelques années. Il réunissait des acteurs techniques : prestataires de télésurveillance (RemeCare, moveUP, Byteflies, FibriCheck, …), ainsi que beMedtech et Agoria.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« C’est là qu’est née l’idée du <em>voorschrift telemonitoring</em>, l’“ordonnance de télésurveillance”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">“Télésurveillance” est pris dans le sens large de toute mesure de données extramuros, et “ordonnance” car nous voyons ce processus comme quelque chose de très similaire à une prescription classique : par exemple, le médecin prescrit un examen de sang au laboratoire (ordonnance), qui analyse l’échantillon et renvoie un rapport au médecin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nous, la télésurveillance, c’est la même logique : à un moment donné, un médecin a besoin de mesurer un patient à distance. Il “prescrit” une solution de télésurveillance. Le prestataire met en place le suivi, organise les mesures et les analyses, puis renvoie un rapport au médecin. D’où le terme d’“ordonnance de télésurveillance”. »</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Un avantage pour toutes les parties</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, l’<strong>ordonnance de télésurveillance</strong> est une <strong>hub</strong>, une plateforme, une « petite porte logicielle » que Byteflies a développée, qui fait le lien entre tous les DPI et tous les prestataires de télésurveillance (voir schéma) et qui présente des avantages pour chaque acteur :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pour les hôpitaux</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li>Ils accèdent beaucoup plus rapidement aux outils de télésurveillance : ils n’ont plus à attendre une intégration spécifique dans leur DPI.</li>



<li>Le travail pour l’IT et les DPO est fortement réduit : la porte logicielle permet de définir des conditions claires (RGPD, normes, exigences légales) avant qu’une intégration soit autorisée.</li>



<li>Le travail des DPO dans chaque hôpital est ainsi en partie <strong>centralisé et mutualisé</strong>.</li>
</ul>
</li>



<li><strong>Pour les DPI</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li>Un seul canal d’intégration doit être mis en place.</li>



<li>Via cette “porte”, les données de tous les prestataires sont intégrées de manière structurée dans le DPI, sans développement spécifique par provider.</li>
</ul>
</li>



<li><strong>Pour le SPF Santé publique</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li>Le projet apporte de la <strong>cohérence</strong> : l’ensemble des données de tous les prestataires revient vers le système de soins de manière standardisée.</li>



<li>Cela facilite fortement l’<strong>utilisation secondaire des données</strong> (recherche, qualité, politique de santé) et permet aussi une meilleure <strong>comparabilité</strong> entre jeux de données.</li>



<li>La porte logicielle permet en effet une implémentation standardisée des données, indépendamment des formats utilisés par les différents prestataires.</li>
</ul>
</li>



<li><strong>Pour le patient</strong>
<ul class="wp-block-list">
<li>Il accède plus rapidement à des technologies innovantes déjà disponibles ou en cours de déploiement.</li>
</ul>
</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Un projet en cours</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers à tester l’ordonnance de télésurveillance sont les patients en oncologie de l’UZ Leuven et leur équipe de soins. C’est là que le flux complet – de la mesure chez le patient à l’intégration des données dans le DPI (Nexuzhealth) – a été mis en œuvre pour la première fois.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Aujourd’hui, Byteflies est le partenaire chargé de l’implémentation : nous développons le composant logiciel (la “porte”) et nous négocions les modalités d’intégration avec tous les acteurs. Nous mettons également en place un site web expliquant comment intégrer la solution, autant pour les prestataires de télésurveillance que pour les DPI, afin de réduire la complexité actuelle d’intégration et de proposer un standard pour tout le paysage belge. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour réaliser et valider ce projet, un <strong>consortium</strong> mené par l’O.L.V. van Lourdes Ziekenhuis de Waregem a reçu <strong>1,5 million d’euros de financement</strong> du SPF Santé publique. Byteflies assure l’implémentation, la validation étant réalisée par les hôpitaux participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une proposition de participation a été envoyée à tous les hôpitaux, dont <strong>47 ont déjà signé</strong>. Le responsable de chaque hôpital participant contribuera à la définition du modèle et testera cette nouvelle façon d’intégrer les données. Chaque hôpital participant reçoit un budget pour déployer la télésurveillance dans le cadre du projet, et choisit lui-même le parcours de soins concerné (monitoring Holter en cardiologie, suivi post-opératoire, insuffisance cardiaque, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données sont transférées via la hub (où elles ne sont pas stockées) puis enregistrées dans le DPI de manière standardisée. Cette phase de test doit éviter de développer une solution qui ne serait finalement pas adoptée sur le terrain parce qu’elle ne répondrait pas aux besoins des soignants ou des DPO.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Nous voulons impliquer les hôpitaux dès le premier jour en leur donnant un budget pour mesurer des patients via cette nouvelle manière de travailler. »</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Une incitation pour les hôpitaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan de la sécurité, Hans De Clercq rassure :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Byteflies est une entreprise certifiée sur le plan médical, qui applique les normes adéquates pour mesurer des données à domicile de manière sûre et les transmettre à l’hôpital. Nous respectons des standards stricts pour nos propres solutions de télésurveillance, et nous utilisons ces mêmes standards pour le développement de la “porte” logicielle. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux prestataires de télésurveillance se connectent déjà à la plateforme :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>des <strong>start-up</strong> (moveUP, FibriCheck, Comunicare, Bewell, Remecare, …),</li>



<li>mais aussi des <strong>acteurs internationaux</strong> de grande taille (Siemens, ResMed, …).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de nombreux parcours de soins, le suivi à distance apporte une plus-value. Les hôpitaux sont aussi encouragés à mettre en place une ordonnance de télésurveillance :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« La télésurveillance qu’un hôpital souhaite développer dans le cadre du projet peut être mise en place avec le prestataire de son choix. Cela crée une forme d’incitation : les hôpitaux veulent que les données entrent dans leur DPI de manière standardisée et indiquent aux prestataires qu’ils souhaitent travailler avec eux sur tel parcours de soins, avec un budget dédié.</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Les prestataires doivent bien sûr d’abord se connecter à la hub : c’est la condition pour pouvoir participer aux tests, sinon ce n’est pas une vraie phase de test. De cette façon, nous créons des incitations positives pour connecter un maximum d’acteurs.</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Il en va de même pour les éditeurs de DPI : ils doivent eux-mêmes implémenter l’intégration avec la hub. L’incitation, ici, vient du fait qu’un nombre croissant d’hôpitaux signalent que leurs soignants et leurs patients sont demandeurs. »</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Et après la phase financée ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est qu’à la fin du projet, la hub de l’ordonnance de télésurveillance reste en place dans le paysage belge, sous la forme d’une <strong>ASBL neutre</strong>, organisée soit par le SPF Santé publique, soit par les hôpitaux eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Aujourd’hui, c’est Byteflies qui développe la solution, mais nous ne le voyons pas comme un modèle économique pour nous. Il faudra ensuite un budget de fonctionnement pour maintenir la hub. Il est probable que le SPF Santé publique financera ce fonctionnement minimal, par exemple pour intégrer de nouveaux standards, traiter les nouvelles demandes et assurer la maintenance. »</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;utilisation de drones dans le secteur médical</title>
		<link>https://hospitals.be/fr/lutilisation-de-drones-dans-le-secteur-medical/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adam.kabir@opengraphy.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 13:32:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine #15]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine #37]]></category>
		<category><![CDATA[Michelle Cooreman]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Cleys]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://hospitals.be/?p=95185</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ecrit par Michelle Cooreman et Tim Cleys</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Une solution pour le transport urgent de et vers l’hôpital</h2>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-7387b849 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Michelle Cooremen<br></strong>Journaliste secteur médical</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tim Cleys<br></strong>Manager Healthcare Integration Helicus</p>
</div>
</div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">Dans l’attente du prochain train de mesures européen portant sur la réglementation des drones, la société Helicus prépare les hôpitaux, qui souhaitent collaborer avec elle, au transport par drone dans un futur proche, soit 2024 au plus tôt. Les premiers vols de démonstration transportant du tissu humain et des échantillons destinés à la recherche clinique entre hôpitaux ont mis en avant les opportunités offertes par ce type de transport. Il n’y a toutefois actuellement en Europe encore aucun hôpital qui recourt de façon opérationnelle au transport par drone.</h3>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Au sein de l’Europe, nous ne sommes pas le seul acteur du marché à mettre en place des transports spécifiques entre hôpitaux. Mais nous sommes bien – jusqu’ici – le seul opérateur européen à disposer des autorisations pour effectuer des vols Beyond Visual Line Of Sight (le/la pilote n’a plus le drone dans son champ de vision) et des vols automatisés au-dessus de zones urbaines. C’est pourquoi les vols de démonstration ont pu être réalisés à Anvers »</em>, explique Tim Cleys, Manager Healthcare Integration chez Helicus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les appareils</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à d’autres sociétés qui souhaitent proposer des prestations similaires, Helicus ne développe pas ses propres drones, mais bien deux autres composants: un Command and Control Center (C2C) et un Drone Cargo Port (DCP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">«Le C2C est une plateforme logicielle pouvant commander une flotte de drones, c’est ce qu’on appelle un système de gestion de flotte. Un DCP est un appareil qui automatise toutes les manipulations avec un drone et avec le paquet suspendu sous un drone. Nous pénétrons le marché avec ces deux composants et nous collaborons avec plusieurs fournisseurs de drones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos solutions sont « drone agnostiques » tant en ce qui concerne le hardware que le software, ce qui signifie qu’elles peuvent interagir avec différents types de drones. Nous sommes dès lors en mesure de proposer à nos utilisateurs finaux des solutions très flexibles en fonction du poids du paquet et de la distance à parcourir. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les drones utilisés pour ce type de transport sont relativement grands (1,5 à 3 mètres). Le type de drone varie selon les modalités de transport: distances plus courtes ou plus longues, long surplace, vol dans des conditions venteuses ou longues distances dans des conditions stables… Il existe des drones à batteries ou à hydrogène, ce qui détermine aussi les capacités ou les possibilités de chaque appareil.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les lieux de décollage et d’atterrissage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde idéal, chaque hôpital possède un DCP où un certain nombre de drones peuvent être stockés. À la manière d’une compagnie de taxis avec plusieurs stations. Et comme dans le cas d’une compagnie de taxis, vous appelez la centrale pour réserver une course</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’hôpital réserve chez nous un vol de drone pour un transport déterminé. Nous organisons ce vol, nous demandons l’autorisation des autorités aéronautiques pour pouvoir l’effectuer et, après avoir reçu l’autorisation, le paquet est accroché sous le drone (automatiquement en tant que DCP ou manuellement) et nous pilotons le drone pour l’hôpital vers sa destination. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Helicus est, dans ce cas en tant qu’opérateur certifié, responsable du vol, car ce sera pratiquement impossible pour les hôpitaux d’obtenir eux-mêmes les approbations et les autorisations nécessaires pour ces vols</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les applications</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’utilisation des drones va fortement se diversifier dans les années à venir. Mais la demande actuelle se concentre sur le transport entre hôpitaux, entre sites/campus ou au sein d’un réseau d’hôpitaux, qui s’effectue aujourd’hui en automobile. Le drone pourrait toutefois être beaucoup plus rapide pour les transports urgents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il peut s’agir du transport d’échantillons de sang, de médicaments, de baxters de chimiothérapie, de matériel stérile, de tissus humains pour des analyses pathologiques… dans le cas d’un laboratoire centralisé ou d’une pharmacie centralisée par exemple. La demande de transport ne fera encore qu’augmenter avec la plus grande efficacité de l’organisation au sein des réseaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Dans un second temps, nous allons aussi nous tourner vers les fournisseurs des hôpitaux, comme la Croix-Rouge, les sociétés pharmaceutiques ou medtech qui doivent livrer des produits de toute urgence. Un drone peut par exemple être mis en service au départ d’un entrepôt central vers n’importe quel hôpital. On y travaille actuellement de façon très concrète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À plus long terme, nous pensons aussi au transport d’organe, bien qu’il s’agisse d’une matière plus complexe, et au transport d’appareils DEA. De plus, des préparatifs sont en cours pour faire aussi du transport de personnes avec des drones, pour amener un médecin/infirmier sur le site d’un accident par exemple. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">La phase préparatoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’attente des premiers vols véritablement opérationnels, Helicus se focalise sur la numérisation et l’intégration, avec tous les acteurs qui comptent dans ce type de transport par drone. Avant chaque vol, il faut avoir l’accord des autorités aéronautiques. Des protocoles de communication sont élaborés à cet effet. « L’objectif visé est d’obtenir cette autorisation en 1 à 2 minutes, nous en sommes actuellement encore à 7 minutes environ. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise travaille en outre à l’acceptation publique: une communication claire avec les parties impliquées, comme les communes et les villes, sur ce qui va se passer. Et comme les hôpitaux se situent souvent en ville ou en périphérie, il est difficile pour un vol de drone d’éviter les zones peuplées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«Nous sommes le premier – et jusqu’ici aussi encore toujours le seul – opérateur européen qui dispose de l’autorisation d’effectuer des vols BVLO et des vols automatisés au-dessus d’une zone urbaine. Pour obtenir cette autorisation, nous avons dû prouver aux autorités aéronautiques à différents niveaux que notre système est résistant, sûr et fiable, et que nous connaissons les lois qui régissent ce transport. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">À quand dans la pratique?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie de la réglementation visant à autoriser l’utilisation de drones pour le transport médical manque encore. Il faut pour ce faire se tourner vers l’Europe, qui est responsable de la législation en matière de drone, que tous les États membres doivent observer. «Helicus est aujourd’hui coordinateur d’un projet européen, SAFIR-Med (www.safir-med.eu), le plus grand projet européen de démonstration et de développement de drones spécifiques pour le secteur de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le but est, d’une part, de montrer de quelle manière l’intégration peut s’effectuer entre aéronefs avec équipage et sans équipage – ce qui est aujourd’hui strictement séparé, mais l’Europe veut travailler à un espace aérien intégré – et, d’autre part, nous faisons de la recherche et donnons un feedback à l’Europe pour la législation qui doit être publiée à la mi-janvier 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons besoin de certaines parties de cette réglementation pour porter les démonstrations et les projets actuels à un niveau opérationnel. Dès que la législation sera publiée, tous les pays auront encore besoin de temps pour l’incorporer dans leur législation nationale. Nous pensons que la plupart des pays seront prêts fin 2023, début 2024. Nous pourrons alors commencer à mettre en place les premières lignes pilotes afin de passer d’ici 2025-2026 à des activités commerciales plus importantes», prévoit Tim Cleys.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Coalition Next Belgium</title>
		<link>https://hospitals.be/fr/coalition-next-belgium-initiative/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adam.kabir@opengraphy.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 13:25:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Magazine #15]]></category>
		<category><![CDATA[Michelle Cooreman]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://hospitals.be/?p=95174</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ecrit par Michelle Cooreman, Journaliste secteur santé</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Michelle Cooreman<br></strong>Journaliste secteur santé</p>



<h2 class="wp-block-heading">Coalition Next Belgium : une initiative pour vous ?</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading">En avril 2022, un certain nombre d’établissements de soins, d’associations et d’entreprises (pharmaceutiques) actives dans le secteur de la santé ont lancé l’initiative Coalition Next Belgium avec comme objectif d’implémenter à large échelle des solutions innovantes dans le secteur de la santé.</h3>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative a été créée en France en avril 2020 par Pascal Bécache de Digital Pharma Lab : « Coalition Next est un véritable accélérateur pour les start-up qui souhaitent présenter leurs solutions eSanté aux établissements de soins, aux industriels et aux investisseurs. C’est une opportunité unique de disposer d’un accès direct au marché ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pandémie de COVID-19 a en effet montré que la continuité des soins pour les patients chroniques devient problématique lorsque les hôpitaux sont submergés par des patients COVID nécessitant des soins aigus. De nombreuses petites entreprises, des start-up, peuvent proposer des innovations numériques, seulement elles doivent matcher avec les besoins des hôpitaux et des soins à domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, en quelques mois, 19 innovations numériques ont été implémentées dans 40 établissements de soins. Ce succès a été tellement fulgurant que la Belgique ne pouvait pas rester en retrait. Entretemps, plus de 25 établissements de soins/hôpitaux, associations et entreprises (pharmaceutiques) différents se sont déjà ralliés à cette initiative, et il y a encore de la place pour ceux qui veulent les rejoindre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment ça marche ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les stakeholders de Coalition Next Belgium se concertent chaque semaine en ligne pendant une heure afin de déterminer quels sont leurs besoins en matière de soins pour lesquels une solution est nécessaire. Ils définissent de cette manière les thématiques de l’appel à projets auprès des start-up.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En octobre dernier, par exemple, les trois thèmes étaient : prévention et/ou meilleur accès aux soins, accélération du diagnostic et/ou optimalisation des trajets de soins et de meilleurs processus pour les soins à distance. « Une présélection des start-up et des entreprises innovantes qui soumettent un projet est présentée à tous les membres de Coalition », explique Christophe Jauquet, Ecosystem Lead de Coalition Next Belgium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les établissements de soins intéressés par une des solutions innovantes proposées entrent directement en contact avec l’entreprise innovante et l’innovation peut être plus vite traduite dans la pratique dans plusieurs hôpitaux par exemple.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des avantages dans les deux sens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En bref, ce sont les établissements de soins qui déterminent eux-mêmes le besoin en matière de soins et acceptent ou pas la proposition innovante. L’avantage pour l’établissement de soins est qu’il a le choix parmi un large éventail de propositions possibles. De plus, la collaboration avec le secteur privé est ainsi moins risquée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est difficile pour une start-up de trouver la bonne personne à l’hôpital qui pourrait bénéficier des solutions qu’elle propose, et vice-versa, la personne responsable du changement innovant dans l’établissement de soins ignore si la start-up inconnue/inexpérimentée est suffisamment fiable</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le résume Azèle Mathieu, présidente de Coalition Next Belgium: «Avec Coalition Next nous menons ensemble un puissant processus de cocréation. Nous partons des besoins des établissements de soins pour définir les thématiques de l’appel à projets. Ce processus itératif s’avère riche en enseignements. Nous comprenons mieux la réalité de chacun».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d’infos : <br><strong>Christophe Jauquet <br></strong>(Lead Coalition Next Belgium)<br><a href="mailto:cjauquet@digitalpharmalab.com">cjauquet@digitalpharmalab.com</a><br>tél. <a href="tel:+32495619960">0495 619 960</a></p>



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